Le semi-marathon de Barcelone

Maintenant que mes ampoules et mes courbatures de dimanche commencent à disparaître, mes jambes me démangent dès qu’un rayon de soleil apparaît … Afin de ne pas céder à l’appel de la course et de respecter un temps de repos que mon corps appréciera surement, j’en profite pour vous raconter pourquoi le semi-marathon de Barcelone (ou Edreams Mitja Barcelona) prend la position n°1 dans le classement de mes plus beaux souvenirs de courses.

D’abord, je l’avais choisi pour cinq critères, qui sont désormais devenus indispensables dans le choix de mes prochains semis (parce que oui, il y en aura d’autres) :

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  • La ville en elle-même (dont je suis amoureuse depuis un certain nombre d’années, sans savoir vraiment pourquoi, même si le circuit manquait un peu de mer et de Sagrada Familia pour moi)
  • Un circuit en une seule boucle (et sur terrain relativement plat)
  • Le climat à cette saison (pas de canicule insoutenable ni de froid qui anesthésie les nasaux)
  • L’ambiance (similaire aux courses dont le nombre de participants est assez élevé, proche de quelques petits milliers)
  • Et une organisation rodée (dont certains organisateurs devraient beaucoup s’inspirer)

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Ma préparation, si elle n’était pas complètement inexistante, était à base de tout ce qu’il ne fallait pas (burgers et malbouffe, apéros, courses courtes, entraînements irréguliers et sans envie, sorties longues de 10km maxi (ouais, bon…), …) ce qui me laissait assez sceptique sur le
fait de parvenir à franchir la ligne d’arrivée sur mes jambes, sans ramper. Autant vous dire que je ne comptais pas sur ma forme olympique pour m’emmener au bout ! Mais j’ai quand même pris mon mental (que je pensais en mousse) et mon shot Isostar magique courage à deux mains, et, reboostée par une super nouvelle inattendue reçue deux jours plus tôt ainsi que par la présence de mon père (ce héros), ma mère (cette supporter en or), ma copine à moi et son chéri, je me suis lancée. Equipée de mon t-shirt Douzaleur « To win or not Toulouse » et de mes jolies chaussures toutes propres, j’étais prête.

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Au fond, j’avais quand même un objectif en tête : le finir si possible en 2h15 et prendre du plaisir pour me venger du semi-marathon de Blagnac d’il y a un an. Objectif : 6’20/km donc.

L’œil rivé sur le chrono, c’est exactement ce qui s’est passé sur les premiers kilomètres. Régularité parfaite. Et puis, prise par un élan soudain d’optimisme, j’ai commencé à accélérer et à tenir le rythme, aux alentours de 6’00/km et … Putain ! Qu’est-ce que j’étais bien ! J’avais même assez de jus dans les jambes et assez de souffle pour parler stratégie avec mon père, voire même de râler un peu à cause d’un imprévu technique. A peu de choses près, c’était aussi agréable qu’un petit footing dominical en famille, avec plein d’autres amis ! Genre, vraiment plein d’autres. Un peu plus de 12 000 en fait. Et courir avec 12000 autres amis, c’est hyper pratique pour ne jamais se retrouver seul ! Mieux qu’un coach, je crois que c’est ça, le secret : on devrait toujours courir par groupe de 12000, jamais moins !

mitja barcelona semi marathon barcelone

J’avais une playlist au top de plus de 70 chansons qui déclenchent une envie soudaine chez mon boule de se trémousser à un rythme plus ou moins rapide. Mais (ndlr : introduction de l’imprévu technique) elle n’a fonctionné que pour les 3 premiers kilomètres, avant que mon seul écouteur en état de marche décide à son tour de mourir. J’ai donc passé les 18 autres en chantant très fort dans ma tête Cheerleader de Omi (heureusement, cette chanson est une tuerie) ! Bon, j’ai découvert après que la playlist que j’essayais de faire fonctionner n’était en réalité pas la bonne. La bonne, je l’avais renommée la veille. J’ai oublié … J’essaie de me convaincre que je ne suis pas un boulet, merci de laisser ça sur le compte de l’émotion ! 😉 Mais vous pouvez toujours l’écouter en cliquant là : playlist Prépa Semi BCN

M’enfin, tout ça pour dire qu’en compagnie de 12 000 amis, sans musique, j’ai tellement pris mon pied que le temps est passé très « vite ». Je regardais le paysage, les kilomètres s’enchaînaient et je me sentais telle la mini-Ingalls dans sa prairie qui rentre à la maison !

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Jusqu’au 18ème kilomètre en fait, où 50 mètres de côte m’ont prise de court (ainsi que ma mère qui attendait pour me prendre, elle, en photo. Merci d’avoir immortalisé ce moment, maman, t’es une supporter au top !). Gogo Gadgétojambes-de-semi ! SOS. Mayday, mayday, mayday. Passez l’alerte, il reste 3km, ça va tirer ! Mais (ô fierté) mon mental en mousse s’est révélé bien plus fort que prévu, et après un frisson général partant de la racine de chaque cheveu allant jusqu’au bout de chaque ongle, mes jambes ont retrouvé leur rythme. GO ! Il était là, ce moment que j’attendais. Ô joie. Celui où, alors que la souffrance commence quand même à se faire sentir (c’était trop beau), je serre les dents et je me parle à moi-même d’un ton pas toujours très sympa. Je me dis des choses comme : « Serre les dents et arrache-toi ! T’as mal ? C’est bien, c’est pour ça que tu es là. Avance ! Va au bout. La douleur n’est que passagère, tu l’oublieras quand tu t’arrêteras. D’ailleurs tout ça c’est dans la tête, t’as pas mal. ALLEZ ! » Et ça dure pendant 3km …

Jusqu’au sprint au final, où, arche d’arrivée en vue, je crois que je ne me dis plus rien. J’accélère, je double, je m’arrache et c’est tout. J’essaie de sourire aussi (je crois), pour la photo finale que je ne retrouve jamais ! Et … c’est terminé. Le chrono s’arrête, les jambes aussi, un selfie pour la beauté du geste et direction le ravitaillement, la médaille, le poncho et la paella de la récupération en bord de mer ! Et il y a des courses comme ce semi-marathon de Barcelone qui se termineraient presque trop tôt ! J’en aurais volontiers redemandé (mes orteils un peu moins) juste pour le plaisir (mais elle est folle, oh oui !).

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Alors plus que la pôle position dans mon classement et une grande satisfaction personnelle quant à mon chrono qui a dépassé mon objectif (je le finis en 2h13 avec 300m de plus au compteur de ma Garmin), cette course représente aussi beaucoup (beaucoup, beaucoup, …) de plaisir retrouvé, un gros déclic et l’envie d’en refaire d’autres !

Et maintenant ? Maintenant, j’espère un prochain semi à l’automne mais surtout des 10km autour de 55 minutes. Petit à petit …

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11 commentaires

  1. Ahahah j’adore « libérée délivrée » dans ta play list!!!! Mais cela dit il y a pas mal de chanson qui me font remuer mon arrière train également!!!!!

    Chouette alors si tu as remplis ton objectif et que tu as kiffé, c’est le principal

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    • Je plaide coupable, cette chanson me fait avancer (et j’ai surpris 3 français au semi vers le 20ème kilomètre en train de la chanter… Ils ont juste modifier les paroles par « je ne boirai plus jamais »… 😂 Je ne suis pas seule !) Ravie qu’elle fasse réagir ton arrière train aussi héhé.

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Commentaires

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