Un week-end à l’INSEP avec Martin Fourcade

J’avoue tout : je ne m’attendais pas à ça ! Le jour où j’ai décidé de participer à ce fameux concours organisé par I-Run pour gagner un dossard pour la course Paris-Versailles, ainsi qu’une tenue Adidas et un week-end de préparation à l’INSEP (Institut National des Sports, de l’Expertise et de la Performance) avec Martin Fourcade (juste un double champion olympique de biathlon, juste ça, notamment) en tout cas, non, je ne m’attendais pas à ça ! J’étais plutôt dans cet état d’esprit : Ô joie dans mon cœur, j’allais rencontrer un de mes athlètes préférés, celui qui poste sur Facebook régulièrement des photos de paysages tous aussi magnifiques les uns que les autres dans lesquels il va juste transpirer ! En réalité, j’ai failli mourir dans ses bras ( ❤ ).

C’était ma rentrée sportive et il a bien fallu 3 jours à mon corps pour se remettre de ses émotions Allez, je vous raconte.

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Il était 7h30, Paris s’éveillait à peine dans le quinzième et mes cernes et moi nous sommes rendues ce samedi 5 Septembre sur le lieu de ce qui allait être un crime (celui de mon corps, mais pas de mon mental). Après avoir appris beaucoup de choses inutiles sur la culture des mirabelles et autres variétés de prunes grâce à l’émission de radio choisie par mon chauffeur Uber, je suis arrivée bien en avance à l’INSEP où j’ai rapidement été rejointe par 49 autres participantes (chiffres de l’organisation, mais un peu moins selon la police puisque certaines ne se sont pas présentées), groupe composé par des membres de la Boost Energy League d’Adidas (des teams par quartiers de Paris qui se rejoignent chaque semaine pour courir ensemble), ainsi que des blogueuses et des journalistes.

Nous découvrons tel un matin de Noël nos sacs de sport offerts par Adidas, installés sur nos chaises, contenant les fameuses tenues entre autres et… LE PROGRAMME ! Celui-là même qui nous a été décrit après le petit déjeuner healthy  à base de muesli, de fruits et de fromage blanc. Et on n’était pas là pour cueillir des fleurs et en faire des bouquets apparemment.

Entraînement n°1 : Rendez-vous aussitôt dans le dojo (imprégné de la sueur de Teddy Riner) où a eu lieu la séance de renforcement musculaire à base d’exercices tant redoutés par mon corps : abdos en tous genres, pompes, squats, exercices d’équilibre pour faire travailler la cheville et les muscles du pied, etc.

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Entraînement n°2 : Petit footing « tranquille » en compagnie de Benoît et Salah (celui qui entraîne quelques champions tels que Jimmy Vicault, par exemple) sur un peu moins de 3km jusqu’au lieu où se déroulerait la séance de côte dans le bois de Vincennes ! J’ai eu des échos ensuite de celles qui avaient leurs montres et visiblement, cet « échauffement » s’est fait au rythme de 5’00-5’30/km (ma montre n’affiche ce temps que quand je sprinte, ou presque)… Les connaisseurs sauront apprécier le niveau, pour les autres essayez de visualiser un phoque en hypoxie qui essaye de se fondre dans une masse de panthères jaunes au top de leur forme. Et voilà, c’est comme si vous y étiez ! 🙂 Et c’est là que j’ai compris que ce que je redoutais allait arriver : j’allais être la dernière. La runneuse balai. Alors j’ai tout misé sur l’auto-dérision, mon sens de l’humour et mon mental de Hulk pour mener à bien, malgré tout, mon intégration ! Il fallait donc monter 1x500m et redescendre en trottinant. Répéter l’opération de cette façon : 2x400m, 3x300m, 4x200m, 5x100m. En toute objectivité, c’était dur (du genre dur, vraiment dur), mais c’est un exercice que j’ai hâte de reproduire parce que les effets sont indiscutables ! Et puis nous sommes rentrées de la même façon « tranquille » qu’à l’aller à l’INSEP. Quasiment 10km au total. Voilà, voilà.

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Détente et récupération : Etape indispensable quand les muscles ont été mis à rude épreuve. Grâce au Veinoplus j’ai fait passer des ondes électriques dans mon corps pour éliminer les toxines installées confortablement dans mes muscles (je ne vous cache pas que le concept est un peu flou et me dépasse un peu. Je sais que ça ne fait pas de mal, bien au contraire, et c’est déjà pas mal) et puis j’ai fait transpirer mon corps quelques minutes de plus dans le sauna avant de faire tremper mes mollets dans l’eau froide (du genre froide, très froide). Et je me suis alors sentie légèèèèèèèère ! Pendant 5 minutes. Mes courbatures naissantes m’ont très vite rattrapée.

Pique-nique et arrivée de Martin (à base de wraps, de salade et de cake banane/noix/chocolat (à reproduire de toute urgence puisque c’est bon pour prendre des forces)) au sein de l’enceinte de tirs, sous la bruine parisienne (la pluie, en fait), petite photo de groupie avec Martin et j’ai regagné ma chambre d’athlète mise à disposition pour les deux jours (saturday night fever baby, 22h30 j’étais déjà partie loin. Très loin.).

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Je passe rapidement sur le fait que je n’ai pas beaucoup dormi et que j’ai rêvé que j’étais en retard (une histoire de chargeur de batterie absent, de batterie de téléphone à 5%, de réveil à programmer pour 6h30), j’ai quand même réussi à être à l’heure au rendez-vous, prête à en découdre avec ce petit footing matinal de réveil musculaire pour commencer dans la paix et la joie ce dimanche ensoleillé !

Entraînement n°3 : A peine perturbée par la présence de Martin lors de ce footing, j’ai fait ma petite demi-heure dominicale et mes muscles étaient bien plus que réveillés, ils étaient lourds et douloureux. M’enfin…

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Entraînement n°4 : Fractionnés. On nous a annoncé quelque chose de plus tranquille, de plus facile. Une pyramide ! N’imaginez pas des cheerleaders en mini-jupes se grimper les unes sur les autres, c’ést un tout autre exercice qui nous attendait. Petit échauffement à allure modérée (vous voyez ce que je dire) et on allait rentrer dans le dur : 400m, 800m, 1200m, 1600m, 1200m, 800m et 400m à allure course +++ avec des temps de récup entre chaque. Sachant que le temps de récup était enclenché à compter du moment où la dernière franchissait la ligne d’arrivée, j’ai préféré me retirer à la fin du premier tour (que j’ai quand même fait pour la beauté du geste) afin de ne pas gêner l’entraînement des autres. Etant dans un endroit où s’asseoir me paraissait être un pêché, j’ai saisi l’opportunité de pouvoir bénéficier d’une piste pour faire des fractionnés et j’ai suivi les conseils du coach François : 10 fois la longueur de la piste. Et à mon rythme à moi, j’ai travaillé ma vitesse et ma foulée. Alors oui, j’ai renoncé, mais je n’ai pas abandonné. Je me suis juste adaptée, et je n’ai aucun regrets !

Entraînement n°5 : (entre temps j’ai déjeuné à côté de Martin : re ❤ ) Strala yoga. De quoi faire sentir à mon corps que mes muscles étaient effectivement étirables, mais pas tout de suite. Et je déteste toujours autant ce moment où, en position étoile de mer, quand le sommeil commence à s’installer il faut bouger les orteils, les doigts et sentir son corps se réveiller ! (Nooooon, pas maintenant, s’il vous plaiiiiiit)

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Nous avons fini ce week-end TRÈS intensif par une visite de l’INSEP, cette structure immense dans laquelle chaque sport a sa place : du plongeon au hockey sur gazon en passant par le basket, le judo, ou encore la gymnastique… Et après y avoir croisé Usain Bolt, Teddy Riner, Martin Fourcade, je ne peux que confirmer : nous étions bel et bien sur une terre de champion(ne)s (le slogan de l’INSEP, bien modeste) !

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Quelques petites anecdotes sur ce lieu magique pour les sportifs où les équipements sont à la pointe, comme ça en vrac.

  • Il faut savoir que c’est donc le lieu d’entraînement des équipes de France de chaque discipline, et que le Ministère des sports leur fixe l’objectif d’être parmi les 5 meilleures nations du monde et les 10 meilleures en paralympique.
  • Chaque bâtiment est équipé en plus d’une salle de muscu et d’un lieu de balnéothérapie (parfois le sauna prend feu, la piscine brûle et les athlètes bénéficient alors d’un bassin olympique tout neuf).

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  • Les chercheurs du pôle recherche (sans dec) travaillent sur des choses qui n’intéressent qu’eux mais aussi des choses utiles. Par exemple, ils sont équipés d’une Thermo Training Room qui simule la chaleur jusqu’à 60°C et/ou l’humidité, ceci dans le but évident de mettre les athlètes en condition environ quinze jours avant la compétition. C’est ainsi qu’ils peuvent préparer au mieux, en restant à Paris, les JO de Rio, de Pékin et compagnie.

Alors je ne suis pas une athlète, je ne l’ai jamais été et je ne souhaite pas le devenir. Et ce lieu m’est apparu comme Disneyland, juste en plus douloureux mais pas moins magique. Adidas, les coachs, Martin, les filles de la Boost Energy League (présentes en force à cet événement) et les autres ont mis dans mes yeux des milliers d’étoiles et dans mon crâne un tas de bonnes raisons de courir, encore, encore, encore. Un grand merci à eux ainsi qu’à I-Run qui m’a permis de vivre cette expérience !

See you soon, à Versailles (ça voudra dire que je suis arrivée) !

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