Merci 2015, c’est toi que je t’aime, vachement beaucoup

« Adieu 2013, merci pour tout et va te faire foutre », c’est le titre d’un article que j’avais publié ici-même il y a deux ans tout pile. Un article qui a rejoint aujourd’hui les profondeurs des archives de ce blog mais dont le résumé est le suivant : c’était une belle année de merde avec tous les problèmes que l’on peut lier à ce qu’on appellerait comme tel.

J’ai fait ce même bilan pour l’année qui vient de s’écouler et le titre de l’article a été d’une évidence ! En tout début d’année, j’aurais pu comparer ma vie à une nuit dans la jungle amazonienne dans laquelle j’avançais péniblement mais avec beaucoup d’ambition et mon couteau suisse. 2014 avait quand même bien retourné ma vie ! J’avais tout envoyé en l’air (c’est le cas de le dire) et j’avais pris la direction d’un autre avenir. Adieu les maisons à vendre, moi je voulais prendre mon envol. D’agent immobilier, je voulais être hôtesse de l’air. J’ai donc commencé mon périple au sein de cette année 2015 avec en poche, il y a un an tout pile, uniquement la partie théorique de mon diplôme (Cabin Crew Attestation). C’était un bon début effectivement, mais le plus dur était devant.

Accrochée à mes rêves comme Tarzan à sa liane, j’ai cramponné la mienne et j’ai obtenu la partie pratique qui ne fut pas une mince affaire puisque j’y ai laissé quelques larmes de fatigue, de stress et deux ou trois « je l’ai raté, je suis nulle ». Coucou, ô toi, l’exigence de la perfection ! Bref. C’était ma première victoire de 2015 : en février, j’étais diplômée. En possession du Saint Graal, me voilà alors en quête d’ailes.

Et puis comme en 2013, 2015 m’a mis dans les bras l’Homme. Re-belote, au même moment en février, on me donne le mec idéal en mieux encore que le précédent mais livré avec l’option « ambition professionnelle et projets en cours ». Tiens, deal with it ! Rencontré de façon imprévue dans une soirée improvisée et de façon complètement informelle, je me dis qu’il n’est pas arrivé là pour rien. Notre histoire prend une semaine plus tard 1600 km dans la vue mais essaie tant bien que mal de devenir quelque chose, quand il revient sur les terres de notre rencontre une fois par semaine.

C’est alors qu’on m’ouvre les portes du ciel et que je trouve ma compagnie aérienne ! Champagne shower, je suis hôtesse de l’air et j’ai envie de remercier la Terre entière. Ce sera ma deuxième victoire. A moi les cafés servis à trente mille pieds, les gentils passagers et les chignons banane (ô toi, le cliché !). Le rêve est alors bien réel et je déménage vers le nord que j’apprendrai à aimer, moi, la toulousaine habituée depuis des années à mon sud-ouest et mes magrets de canard. J’obtiendrai ensuite ma qualification avion et mon épanouissement professionnel ne fera que commencer.

Entre temps, je cours le semi-marathon de Barcelone qui me remplit de joie et de courbatures ! Et puis je gagne un dossard au semi-marathon de Bordeaux qui fut un calvaire mental et physique, mais pour lequel j’éprouve une certaine fierté à avoir franchi tant bien que mal la ligne d’arrivée.

L’histoire sentimentale qui essayait de devenir quelque chose se casse la gueule quelques mois plus tard comme une tour de Jenga après avoir enlevé la pièce qui maintenait l’équilibre. Les joies de la mobilité et des postes à responsabilité qui ne laissent alors aucune disponibilité.

Peu importe, la vie continue et j’ai le plus beau métier du monde. Alors je profite de chaque instant passé à bord, j’apprécie chaque vue par le hublot que j’ai le temps d’admirer, je prends tout ce que ma nouvelle vie m’offre de plus beau et il y en a ! Je suis entourée par des personnes formidables qui rendent ma vie incroyable, certains de mes collègues deviennent alors de vrais amis.

Et puis je pars en voyage. Je découvre que la tour de Pise est beaucoup plus petite que ce que j’imaginais, qu’on se perd facilement à Venise mais que tous les chemins mènent à la place Saint Marc, qu’on parle allemand plus qu’anglais à Palma de Majorque, qu’en dehors, l’île toute entière cache des coins encore peu connus mais si beaux où l’on peut se rendre en scooter en empruntant l’autoroute, l’architecture de Valence m’en met plein la vue, je reste coincée sur une île éolienne mais découvre le plus beau paysage qu’il m’ai été donné de voir jusqu’à ce jour, je m’aperçois que la Sicile est une île si vaste que je n’ai plus qu’à y retourner pour découvrir ce que je n’ai pas pu voir, je me rends seule à Prague la magnifique où je marche tellement que j’en ai les mêmes courbatures qu’après un semi-marathon, je laisse quelques morceaux d’écran de téléphone à Grenade au sein d’un des jardins de l’Alhambra, puis je fête la vie avec un verre de vin blanc et quelques pistaches sur un toit terrasse de Malaga le 13 Novembre quand j’apprends quelques heures plus tard que des parisiens perdent la leur au même moment en faisant exactement la même chose dans la ville lumières. Comme tout le monde, alors, je suis marquée et choquée. J’ai peur, même, parfois. Je me trouve un coin de paix, et puis tout reprend sa place, petit à petit. Et enfin, j’ai vécu la magie de Noël dans la campagne britannique, Cambridgeshire, et c’était magnifique !

Entre tous ces voyages, j’ai gagné une nouvelle fois un dossard pour la course Paris-Versailles, ainsi qu’un week-end à l’INSEP avec Martin Fourcade. C’était ma première course en solitaire et sans soutien, qui fut un second calvaire notamment physique. Il est possible que vous retrouviez ma hanche droite un peu après la côte des Gardes. Je remercie tout de même mon mental qui m’a permis d’atteindre la ligne d’arrivée à nouveau et me promets de ne reprendre la course à pieds que quand le plaisir reviendra. Je me promets également de ne plus jouer pour gagner un dossard ! Plus jamais. Alors côté sport, c’était un peu une année parenthèse, sans entraînement et donc avec les conséquences qui en découlent. Je redémarre 2016 avec l’allure d’un phoque enrhumé et envisage un sport collectif.

Ah, et puis j’ai également eu l’honneur et le bonheur d’accepter d’être témoin de mariage pour 2016, ce qui annonce encore quelques larmes de joie à venir.

Ma première saison de PNC s’est achevée, me voilà en carence, cette période d’une durée incertaine pendant laquelle j’attends avec impatience l’appel de ma compagnie pour me donner le feu vert pour une nouvelle saison à Toulouse, cette fois. Parce que oui, c’est une autre victoire : mon transfert a été accepté. En 2016, je vais retrouver mes ailes et mes magrets !

Le Chat Rose va pouvoir reprendre ses fonctions après une année bien chargée et j’espère que vous comprenez la raison de ma présence furtive par ici et les réseaux sociaux.

Finalement, en prenant ce recul annuel, je me rends compte du chemin parcouru et putain, qu’est-ce que je suis fière ! Mon couteau suisse et moi on ne s’en est pas si mal sortis dans ce voyage parmi les lianes. Le terrain est désormais relativement dégagé, on aperçoit le jour et c’est une belle chose, mon couteau suisse est désormais un joli sabre tout rose ! Cette année fut probablement la plus belle. Alors 2015, j’aimerais simplement te dire merci pour tout. Du fond du cœur, parce que c’est toi que je t’aime. Vachement beaucoup !

giphy2

Et vous ? Ce bilan de l’année ?

Publicités

12 commentaires

  1. Pas envie de faire de bilan… Avec l’épanouissement professionnel j’espère que viendra l’épanouissement personnel (un amoureux, un vrai)… C’est tout ce que je te souhaite pour 2016 et les années à venir.
    Ps :
    Joli billet

    J'aime

  2. Bravo bravo bravo! Très belle année, je suis trop contente pour toi! Je me rappelle bien ton article sur le bilan de 2013, et ça a bien bougé, tu as réalisé ton rêve et d’autres sont à venir. Bon du coup tu m’as aussi filé une fausse joie avec la rencontre de ton amour qui n’a pas duré, mais bref; l’année a néanmoins été belle!
    Pour moi, 2015 a été un bon cru. Une nouvelle année à Paris, enfin à l’école du Barreau, une grosse évolution running et de superbes rencontres durables. Mais 2016 s’annonce encore mieux, avec mon stage final en cabinet, mon diplôme et j’espère le début de ma carrière d’avocate. Et surtout: mon premier marathon de Paris et un deuxième marathon à NY, avec toute ma troupe de coureurs! Peut-être des voyages, et encore des révisions, mais on a rien sans rien!
    Des bisous 🙂

    J'aime

    • Waouh ! Merci d’abord et puis bravo ! Une tres jolie année de passée et une encore plus belle à venir. Des défis, des réussites, des rencontres et du partage, que de belles choses en vue. Ça me fait plaisir pour toi, je te souhaite beaucoup de bonheur ! 🙂 Toutes mes excuses pour le retard de ma réponse…

      J'aime

  3. Bonne année à toi ! J’aime beaucoup ta manière d’écrire ce bilan. Effectivement, beau parcours et supers voyages. Il faut relativiser et toujours regarder le chemin parcouru. Et quel chemin…sportif et baroudeur 😉 Pour nous aussi la route a été longue, mais nous travaillons aujourd’hui tous les 2 dans la région qui nous faisait rêver. Donc à y regarder de près, c’était plutôt une bonne année… en dehors de l’horrible actualité.

    J'aime

    • C’est vrai que l’actualité a été douloureuse… J’en ai abandonné ma télé, je crois que c’est une bonne chose. Comme tu dis il faut relativiser et prendre tout ce qu’il y a de bon à notre portée. Que 2016 t’apporte beaucoup de joies ! Toutes mes excuses pour le retard de cette réponse.

      J'aime

  4. Une sacrée année dis-moi !! Plutôt intense non ? Si tu savais comme je t’envie pour ce weekend avec Martin Fourcade !! J’espère que cette année t’apportera tout ce que tu souhaites !

    J'aime

Commentaires

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s